Les enjeux
Une entreprise qui ne parvient plus à assurer le service de sa dette échoue rarement faute d’activité. Elle échoue parce que les prêteurs agissent en ordre dispersé, que l’information arrive trop tard et que chaque créancier protège sa propre position au détriment de l’ensemble. La restructuration de dette substitue à cette course un processus unique et ordonné : un seul jeu de chiffres, une seule négociation, un seul plan agréé. Engagée tôt, elle préserve la valeur que l’exécution forcée et la liquidation détruisent, pour les actionnaires comme pour les prêteurs.
Au Liban, le processus a changé depuis 2019. Les emprunteurs font désormais souvent face à des prêteurs eux-mêmes insolvables, à une incertitude juridique sur la devise dans laquelle un prêt doit être remboursé et au taux applicable, ainsi qu’à des banques qui tardent à mainlever les sûretés. Dans l’ensemble de la région, la hausse des taux d’intérêt et le resserrement de l’appétit bancaire ont mis à nu les entreprises qui avaient grandi sur des lignes de crédit renouvelables à court terme. Dans les deux cas, l’accord doit être conçu pour tenir dans un environnement qui pourrait ne pas s’améliorer de sitôt.
Orion intervient pour le compte de l’entreprise, ou à sa demande auprès de ses créanciers, depuis le premier moratoire jusqu’à la mise en œuvre de l’accord. L’objectif est une structure de capital que l’entreprise peut porter grâce à ses propres flux de trésorerie, une feuille de route opérationnelle qui rend le nouvel échéancier crédible, et une documentation que les deux parties peuvent comptabiliser correctement. Chaque mandat est d’abord classé sur l’échelle de difficulté à cinq niveaux d’Orion et selon la situation de l’entreprise, ce qui détermine ensemble le périmètre, l’équipe et le calendrier.